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Vous n’avez pas en mémoire ce prof qui s’est conduit comme une ordure et dont vous vous souvenez encore des décades plus tard ?

Moi si et ça commence tôt, à la maternelle. On est deux par deux dans le couloir pour rentrer en classe. L’instit à trouvé un mouchoir. Elle demande à qui il appartient. Je dis qu’il est à moi. Elle dit non parce que les initiales gravées dessus ne sont pas les miennes.
Normal, connasse, c’est un mouchoir de maman, avec ses initiale de jeune fille sans doute. Mais c’est bien mon mouchoir. Elle n’en a eu rien à foutre.

Une autre fois on devait faire des visages africains dans de l’argile. Le mien était plutôt basique, mais assez fin, je l’aimais bien. Pas assez détaillé pour l’instit, qui me le nique à force de fioritures ici et là. Connasse, c’est plus mon masque maintenant. Il a trôné chez mes parent au moins 20 ans.

Et le jour où je devais dessiner une fleur je pense. J’ai fais une splendide tulipe, alors quoi, les des grosses pétales rouge, et puis une grosse tige, et en bas, deux grosse lignes noires parce que la tulipe ça pousse dans la terre, et que la terre où poussent les tulipes c’est noir. Je sais, ma Tati en avait plein son jardin.

Me suis fais engueuler à cause de ce noir. Je ne savais même pas encore écrire mon nom.

Salope !

En primaire j’avais envie de chier grave. Je vais dans les chiottes, mais en faite c’était que des urinoirs, comme si les gamins ne pouvaient pas chier. La seule possibilité, le chiotte des profs, avec une cuvette et du papier. Ces fils de putes m’ont choppés et accusé de salir leur gogues. Allez bouffer vos fèces, connards.

Et la dirlo qui causait de moi dans les escalier, dans le genre « qu’est ce qu’on va faire de lui ».

J’étais mauvais parce que je dormais en classe. Normal, je me couchais super tard. je me couchais tard parce que mes parents m’ont élevé comme si on on était en Grèce, et en Grèce personne ne se couche à 20h30. En plus je lisais des BD ou des livres sous les couvertures. Donc je dormais pas trop la nuit, et j’étais dans les vapes en classe. Rêveur qu’ils disaient.

Et en CM2 le bâtard d’instit qui me faisait des séances de rattrapage le soir, pas capable de m’expliquer la différence entre ces et ses par exemple. Il m’a murmuré "« c’est ici que tu vas souffrir » quand on a fait la visite du CES.

La prof de français, au CES, elle m’a fait redoubler. Elle est morte relativement tôt celle là. Je me souviens de ton nom connasse !

C’est pas que je me sens vraiment beaucoup mieux, mais je crains que ce genre d’attitude de fils de pute de profs étaient vraiment légion dans les 1970, il y a des témoignages un peu partout sur Internet. Oui, je sais, c’est rien tout ça par rapport à ce que d’autres ont subit, mais ça forme un tout, ça décrit une atmosphère où la bienveillance n’était pas vraiment la valeur mise en avant par les instituteurs/trices ou professeur(e)s.

Aujourd’hui je crois qu’il y a pas mal de profs qui souffrent au travail, c’est inadmissible. Il y a un moment où l’Éducation Nationale doit se mettre derrière eux et les aider.

Désolé pour les insultes. Si je les avais en face de moi, je leur cracherais dessus sans un mot.

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